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Les premières recherches pour la valorisation des schistes bitumineux au Maroc ont été entamées à Tanger par la création de la Société des Schistes Bitumineux de Tanger. Cette société avait construit une usine pilote d’une capacité journalière de 80 tonnes de schistes bitumineux entre 1939 et 1945. Les gisements de Timahdit et de Tarfaya n’ont été découverts que plus tard durant les années soixante. Suite aux chocs pétroliers de 1973 et de 1979, la recherche et le développement pour la valorisation des schistes bitumineux ont connu un essor considérable durant cette période dans le monde. Ainsi pour notre pays, les deux gisements de Timahdit et Tarfaya ont fait l’objet de plusieurs études géologiques et minières, des études de laboratoire ainsi que des tests de pyrolyse et de combustion directe. Les schistes bitumineux de ces gisements ont été testés par plusieurs procédés de pyrolyse à travers le monde (aux Etats-Unis (TOSCO, PARAHO et UNION OIL), en Europe (LURGI), en ex URSS (KIVITER et GALOTER), au Canada (TACIUK) et au Japon (JOSECO)) et ont fait l’objet de nombreuses études de faisabilité technico-économiques. Les travaux géologiques, miniers et de laboratoire, réalisés à partir de 1975 et poursuivis jusqu’en 1985, ont permis en plus de la mise en évidence des réserves en place et de la caractérisation des schistes bitumineux de Timahdit et de Tarfaya, de montrer que les schistes marocains pourraient être valorisés par pyrolyse pour la production des hydrocarbures. Ce qui a conduit le Maroc à entamer sa propre expérience et de développer le procédé T3 (initiales des trois gisements de Tanger, Tarfaya et Timahdit).
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